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Séance de shiatsu : les contre-indications à connaître absolument

La nuque qui reste dure malgré le repos, la tension entre les omoplates, les jambes lourdes ou ce sentiment d’être intérieurement dispersé peuvent donner envie de s’allonger sur un futon et de…

Mis à jour20 septembre 2026
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Séance de shiatsu : les contre-indications à connaître absolument

Séance de shiatsu: les contre-indications à connaître absolument

La nuque qui reste dure malgré le repos, la tension entre les omoplates, les jambes lourdes ou ce sentiment d’être intérieurement dispersé peuvent donner envie de s’allonger sur un futon et de laisser les pressions du shiatsu remettre un peu de mouvement là où tout semble figé. Pourtant, avant une séance, le corps demande parfois autre chose qu’un accompagnement par le toucher: une pause, un avis médical, ou simplement le respect d’une zone encore trop fragile.

La question d’une séance de shiatsu, de ses contre-indications et de ses risques ne vise pas à inquiéter, ni à refermer la porte sur une pratique corporelle globale, mais à retrouver une relation plus juste avec ses propres limites. Le shiatsu peut soutenir la détente, la perception du corps et la sensation de circulation intérieure, mais il ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni l’évaluation d’un état aigu.

Certaines situations imposent de renoncer momentanément à la séance, d’autres invitent à une adaptation précise de la pression, de la position ou des zones travaillées. Entre l’abstention totale et la liberté sans précaution, il existe donc un chemin de discernement.

Quand éviter complètement le shiatsu

Une séance de shiatsu mobilise les tissus, stimule la circulation et sollicite l’organisme dans son ensemble. Même si le toucher est généralement progressif et ajusté, cette stimulation n’est pas anodine lorsque le corps traverse une phase aiguë ou instable.

La phlébite: une contre-indication absolue

La phlébite, ou thrombose veineuse, constitue une contre-indication absolue au shiatsu. Elle correspond à la formation d’un caillot dans une veine, le plus souvent au niveau d’un membre inférieur. Une pression ou une stimulation inappropriée pourrait favoriser le déplacement de ce caillot vers les poumons et entraîner une embolie pulmonaire, situation qui relève de l’urgence médicale.

Dans ce contexte, la question n’est pas de savoir si la pression sera douce, courte ou éloignée de la zone douloureuse. Le risque potentiel concerne la circulation sanguine elle-même, et aucune séance de shiatsu ne peut passer avant l’évaluation et la prise en charge médicales.

Une jambe gonflée, douloureuse, chaude, dont l’aspect change brutalement, mérite une attention médicale rapide. Le shiatsu n’a pas sa place dans cette phase de doute.

Lorsque la circulation porte le signe d’une urgence, le toucher thérapeutique s’efface, et la priorité revient au diagnostic médical.

La fièvre et l’infection aiguë

La fièvre indique que l’organisme est mobilisé face à une infection ou à un processus inflammatoire. Dans cet état, le corps rassemble déjà ses ressources pour se défendre. Ajouter une stimulation corporelle et circulatoire peut accentuer la sensation de chaleur, de fatigue ou de malaise, et perturber davantage un équilibre déjà sollicité.

Le shiatsu est donc contre-indiqué en cas de fièvre ou d’infection aiguë. Cela concerne les épisodes grippaux marqués, certaines infections virales ou bactériennes, ainsi que les états dans lesquels le corps réclame surtout du repos et une surveillance adaptée.

La reprise pourra être envisagée lorsque l’épisode aigu sera terminé, que l’état général sera revenu à un niveau stable et que la personne se sentira réellement disponible pour recevoir la séance. Il n’existe pas de mérite à maintenir un rendez-vous lorsque le souffle est court, que les frissons persistent ou que chaque mouvement coûte.

Les troubles cardiovasculaires majeurs

Les troubles cardiovasculaires importants demandent une prudence particulière. Le shiatsu ne se pratique pas comme si le cœur, la tension artérielle et la circulation étaient indépendants du reste du corps. Une stimulation corporelle peut être inadaptée lorsque la situation cardiovasculaire est instable ou insuffisamment évaluée.

Un antécédent cardiaque ne signifie pas automatiquement qu’une personne ne pourra jamais recevoir de shiatsu. La nuance se trouve dans la nature du trouble, sa stabilité, les traitements en cours et l’avis du professionnel de santé qui suit la personne. Le praticien en shiatsu doit connaître l’existence de la pathologie, sans que cela transforme la séance en consultation médicale.

Dans le doute, le rendez-vous peut être reporté ou préparé avec un accord médical explicite. Cette lenteur n’est pas une renonciation au bien-être, elle protège la possibilité d’un accompagnement plus ajusté par la suite.

Grossesse, coagulation et traitements: une séance qui se prépare

Certaines situations ne conduisent pas nécessairement à l’interdiction définitive du shiatsu, mais elles modifient profondément la manière de recevoir la séance. Le corps traverse alors une période de transformation ou de vulnérabilité qui demande une écoute plus fine.

Le premier trimestre de grossesse et les grossesses à risque

La grossesse ne rend pas le shiatsu impossible dans tous les cas. En revanche, le premier trimestre appelle une grande réserve, et une grossesse à risque nécessite l’avis du professionnel de santé qui l’accompagne. Certains points et certaines zones, notamment autour du bassin, sont considérés dans les traditions de l’acupression comme stimulants ou susceptibles de provoquer des réactions inadaptées.

La position de la personne, la durée de la séance, l’intensité des pressions et les zones abordées peuvent être modifiées. Un shiatsu destiné à une femme enceinte ne se réduit donc pas à une séance habituelle à laquelle on aurait retiré quelques gestes: l’approche doit être pensée autrement, avec des connaissances spécifiques et une attention constante aux sensations.

Avant le rendez-vous, la grossesse peut être annoncée clairement au praticien, ainsi que son terme, son déroulement et les éventuelles recommandations médicales. Les douleurs inhabituelles, les contractions, les saignements ou un malaise ne sont pas des éléments à travailler sur un futon: ils demandent une orientation médicale.

Les traitements anticoagulants et les troubles de la coagulation

Les pressions exercées pendant un shiatsu peuvent laisser des marques ou provoquer des hématomes, particulièrement lorsque la coagulation est perturbée. Une personne sous traitement anticoagulant non stabilisé, ou présentant un trouble majeur de la coagulation, gagne donc à en parler avant la séance.

Cette information permet au praticien de mesurer ce qui peut être proposé, ce qui doit être évité et s’il est préférable de demander un avis médical. Elle n’est pas secondaire, même si la séance est présentée comme douce ou relaxante. La douceur d’un geste ne supprime pas les effets possibles sur des tissus qui saignent plus facilement.

Les traitements en cours méritent d’être signalés avec simplicité:

  • anticoagulants ou médicaments qui influencent la coagulation;
  • traitements lourds ou récemment modifiés;
  • prise en charge d’une affection cardiovasculaire;
  • pathologie chronique susceptible de modifier la fatigue, la tension ou la sensibilité;
  • opération récente ou période de convalescence.

Le praticien n’a pas besoin de connaître toute l’histoire intime d’une personne pour adapter son toucher, mais il lui faut les informations qui changent réellement le cadre de la séance.

Le shiatsu en complément, jamais en remplacement

Dans les parcours marqués par une maladie chronique ou un traitement important, le shiatsu peut parfois trouver une place comme accompagnement de confort, si l’équipe médicale l’autorise et si le praticien possède l’expérience nécessaire. Il ne constitue pas un traitement de la maladie elle-même.

Cette distinction devient particulièrement importante lorsque la personne espère soulager les conséquences d’un traitement, retrouver un peu de présence corporelle ou être accompagnée dans une période éprouvante. Le toucher peut offrir un espace de respiration, mais il ne doit pas être présenté comme une cure, ni comme une alternative à la médecine conventionnelle.

Blessures, fractures et zones douloureuses: le corps ne demande pas toujours qu’on insiste

Une douleur attire naturellement l’attention. Elle semble désigner l’endroit où il faudrait agir, appuyer, dénouer, faire circuler. Pourtant, une zone douloureuse peut être un territoire de protection, et non un simple blocage à traverser.

Les fractures récentes, les entorses, les blessures ouvertes, les ulcères et les brûlures locales empêchent toute pression directe sur les tissus lésés. Même lorsque la douleur paraît localisée, les appuis et les changements de position peuvent également être mal tolérés.

La séance peut parfois être reportée, ou adaptée à des zones éloignées, mais cette décision ne devrait pas être prise à la légère. Une blessure récente demande d’abord de respecter son processus de réparation. Le shiatsu n’a pas vocation à tester la résistance d’un tissu qui vient d’être traumatisé.

Décrire la douleur plutôt que la minimiser

Avant une séance, quelques détails modifient beaucoup la compréhension de la situation:

  • la douleur est-elle apparue brutalement ou progressivement?
  • existe-t-il un gonflement, une chaleur, une rougeur ou une perte de mobilité?
  • la zone a-t-elle été opérée, immobilisée ou récemment blessée?
  • la pression soulage-t-elle, ou déclenche-t-elle une douleur plus vive?
  • la sensation reste-t-elle locale, ou descend-elle dans un membre, avec des fourmillements ou une faiblesse?

Ces éléments ne servent pas à établir un diagnostic sur place. Ils permettent d’éviter une confusion fréquente entre tension ordinaire et signe nécessitant un autre type d’attention.

Un praticien attentif ne cherche pas à gagner contre la résistance du corps. Il observe, questionne, ajuste, et accepte parfois que la meilleure séance soit celle qui ne touche pas la zone attendue.

Les blessures ouvertes, brûlures et ulcères

La peau n’est pas une surface neutre. Lorsqu’elle est ouverte, brûlée ou fragilisée par un ulcère, elle protège un organisme qui n’est plus dans les mêmes conditions qu’au repos. Le contact direct peut être douloureux, irriter la plaie ou favoriser une complication.

La zone concernée reste donc hors du travail. Selon la situation, une autre partie du corps pourra éventuellement être abordée, mais seulement si l’état général le permet et si l’intervention ne risque pas d’aggraver la gêne. Le shiatsu ne nécessite pas de tout traiter pour être cohérent: parfois, une présence autour de la respiration, des épaules ou des pieds suffit à créer un espace de relâchement, sans franchir la limite de la blessure.

Les effets secondaires après un shiatsu: écouter la réaction plutôt que l’interpréter trop vite

Après une séance de shiatsu, certaines personnes ressentent une détente profonde, une sensation d’espace dans le souffle ou une mobilité plus libre. D’autres traversent quelques heures plus lentes, avec une fatigue marquée, des courbatures, un léger mal de tête ou de légères nausées.

Ces réactions sont généralement bénignes et temporaires. Elles peuvent être liées à la stimulation circulatoire, aux changements de tonus musculaire et à la manière dont le corps intègre le travail reçu. Elles sont parfois décrites, dans le langage courant du shiatsu, comme une phase d’élimination des toxines, mais cette expression ne doit pas devenir une explication automatique de tout inconfort.

Une fatigue légère après une séance ne signifie pas nécessairement que la séance a été plus efficace. La recherche d’une réaction intense peut même conduire à une forme de confusion: comme si le corps devait souffrir un peu pour prouver qu’il s’est transformé. Or, la qualité d’un accompagnement ne se mesure pas à la puissance de la réaction.

Ce qui peut aider dans les heures suivantes

Le retour au calme se fait souvent mieux avec des gestes simples, sans chercher à prolonger artificiellement les effets de la séance:

  • boire selon sa soif, sans imposer une quantité excessive d’eau;
  • prévoir un temps tranquille avant de reprendre une activité exigeante;
  • observer l’évolution de la fatigue, des courbatures ou du mal de tête;
  • éviter de programmer immédiatement un effort physique intense;
  • noter les sensations inhabituelles pour pouvoir les transmettre au praticien.

Le lendemain, une personne peut se sentir plus légère, mais aussi un peu ralentie. Cette variation n’est pas toujours prévisible et ne constitue pas, à elle seule, un signe de danger.

En revanche, un malaise important, une douleur qui s’aggrave, une difficulté à respirer, une réaction inhabituelle ou un symptôme persistant ne devrait pas être recouvert par le vocabulaire rassurant du bien-être. Dans ce cas, un avis médical devient la voie la plus juste.

Une réaction après la séance n’est pas une médaille, et l’absence de réaction spectaculaire ne signifie pas que rien ne s’est dénoué.

Bien choisir son praticien: le cadre protège aussi la relation au corps

Le shiatsu est une pratique de toucher qui demande une connaissance réelle de l’anatomie, des limites corporelles et des situations particulières. La qualité de la séance ne tient pas uniquement à la sensibilité des mains. Elle dépend aussi de la formation, de la capacité à recueillir les informations pertinentes et de la maturité avec laquelle le praticien sait interrompre ou réorienter son intervention.

En France, la certification délivrée par la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel repose sur une formation minimale de 500 heures, comprenant notamment un module d’anatomie-physiologie, ainsi que 200 heures de pratique. Ces repères ne garantissent pas à eux seuls une expérience parfaite, mais ils offrent un cadre concret pour distinguer une formation structurée d’une simple initiation.

Avant de prendre rendez-vous, une personne peut demander:

  • quelle formation le praticien a suivie et auprès de quelle école;
  • comment sont accueillies les personnes enceintes ou atteintes d’une pathologie chronique;
  • quelles informations doivent être transmises avant la séance;
  • dans quelles situations le rendez-vous est reporté;
  • comment se déroule l’entretien préalable;
  • si le praticien sait orienter vers un professionnel de santé lorsque la situation dépasse son champ.

La durée habituelle d’une séance se situe autour de 40 à 60 minutes. Ce temps ne correspond pas seulement aux pressions exercées: il comprend généralement l’accueil, l’échange sur l’état du jour et le retour après la pratique. Une séance menée sans question préalable, dans laquelle la personne est invitée à minimiser ses symptômes pour ne pas déranger le déroulement prévu, ne crée pas un cadre suffisamment sécurisant.

Le consentement reste vivant pendant toute la séance

Le consentement n’est pas une formalité donnée une fois pour toutes au début du rendez-vous. Il peut évoluer lorsque la pression devient trop forte, lorsqu’une position réveille une douleur, lorsqu’une émotion surgit ou lorsque le corps indique qu’il a atteint sa limite.

Dire qu’un geste ne convient pas n’est ni un échec, ni une preuve de fragilité. C’est une information précieuse, qui permet de retrouver une pratique respectueuse du rythme réel de la personne. Le praticien peut proposer une autre position, réduire l’intensité, changer de zone ou suspendre la séance.

Dans cet espace, le corps n’a pas à devenir performant. Il n’a pas à produire une détente immédiate, ni à se conformer à l’image d’un relâchement idéal. Il peut rester vigilant, hésitant, traversé par des émotions ou simplement fatigué.

Une carte simple pour discerner avant le rendez-vous

La décision de recevoir un shiatsu peut s’éclairer à partir de quelques repères, sans transformer la préparation en parcours anxieux. L’idée est de reconnaître la nature de ce qui se présente aujourd’hui.

SituationOrientation la plus prudente
Phlébite ou suspicion de thrombosePas de shiatsu, avis médical urgent
Fièvre ou infection aiguëReporter la séance jusqu’à stabilisation
Fracture, entorse, brûlure, plaie ou ulcère récentÉviter toute pression sur la zone, demander une adaptation ou reporter
Grossesse, surtout au premier trimestrePrévenir le praticien, demander un accompagnement spécialisé et un avis médical si nécessaire
Grossesse à risque ou symptômes inhabituelsNe pas engager de séance sans accord du professionnel de santé
Traitement anticoagulant ou trouble majeur de la coagulationInformer précisément le praticien, solliciter un avis médical selon la situation
Trouble cardiovasculaire majeur ou instablePrivilégier l’évaluation médicale avant toute séance
Fatigue ordinaire, tensions musculaires sans signe aiguUne séance peut être envisagée avec une intensité adaptée
Réaction légère après la séanceRepos, observation et transmission au praticien si elle se prolonge
Malaise important ou symptôme inquiétantDemander un avis médical plutôt que l’attribuer au shiatsu

Cette grille ne remplace pas une consultation. Elle permet simplement de ne pas confondre une tension liée au quotidien avec un état qui exige une autre réponse.

Le shiatsu commence parfois par le renoncement

Une séance de shiatsu peut devenir un moment de reconnexion, une manière de retrouver le fil entre le souffle, les appuis et les émotions qui se déposent dans le corps. Mais cette rencontre n’est féconde que si elle respecte ce qui est réellement là, y compris la fatigue, la douleur, la peur ou la nécessité de différer.

Savoir quand éviter le shiatsu ne revient pas à se détourner de la pratique. C’est reconnaître sa juste place. La phlébite, la fièvre aiguë, les urgences cardiovasculaires, les fractures récentes et certaines situations de grossesse ou de coagulation demandent une vigilance particulière, parfois une abstention complète. Les réactions post-séance, elles, invitent à une observation calme, sans glorifier l’inconfort ni promettre une transformation magique.

Le bon praticien n’essaie pas de forcer un passage à travers l’ombre du corps. Il accompagne ce qui peut se mettre en mouvement, et il sait aussi s’arrêter lorsque le chemin appelle un autre interlocuteur. C’est dans cette alliance entre le toucher, la prudence et l’écoute que le shiatsu peut trouver une place juste, durable, profondément humaine.

Questions fréquentes

Pourquoi la phlébite est-elle une contre-indication absolue au shiatsu ?
La phlébite implique la présence d'un caillot sanguin qui pourrait se déplacer vers les poumons sous l'effet d'une pression, provoquant une embolie pulmonaire.
Peut-on faire une séance de shiatsu en cas de fièvre ?
Non, le shiatsu est contre-indiqué en cas de fièvre ou d'infection aiguë, car le corps a besoin de repos pour mobiliser ses ressources immunitaires.
Le shiatsu est-il déconseillé pendant la grossesse ?
Le shiatsu n'est pas impossible, mais le premier trimestre et les grossesses à risque imposent une grande prudence, une adaptation des techniques et un avis médical préalable.
Dois-je signaler un traitement anticoagulant à mon praticien ?
Oui, car les pressions exercées lors d'une séance peuvent provoquer des hématomes ou des marques si la coagulation est perturbée par un traitement.
Que faire si je ressens une fatigue importante après une séance ?
Il est conseillé de se reposer, d'observer l'évolution des symptômes et de transmettre ces informations au praticien, tout en consultant un médecin si le malaise persiste.