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Salutation au soleil : étapes pour une routine matinale

La Salutation au Soleil est un enchaînement dynamique de postures de yoga synchronisées avec la respiration. Dans sa forme classique en Hatha Yoga, un demi-cycle comprend 12 positions.

Mis à jour31 août 2026
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Salutation au soleil : étapes pour une routine matinale

Salutation au soleil: étapes pour une routine matinale

Un cycle complet répète la séquence en inversant la jambe utilisée dans les fentes.

Pour un débutant, la difficulté ne vient pas de la force. Elle vient de la coordination. Vous devez stabiliser le bassin, organiser la colonne vertébrale, répartir la charge sur les mains et les pieds, puis associer chaque mouvement à une phase respiratoire. Si vous cherchez la vitesse, vous perdez ces repères. Si vous ralentissez, la séquence devient lisible.

La bonne approche consiste à commencer par 1 à 3 cycles le matin. Vous augmentez ensuite progressivement le volume, jusqu’à 6 à 12 cycles lorsque la technique reste stable. La Salutation au Soleil n’est pas un test d’endurance. C’est une routine de mise en route.

La structure fondamentale des 12 postures

La séquence classique part de la station debout et y revient. Elle mobilise successivement les chevilles, les genoux, les hanches, la colonne vertébrale, les épaules et les poignets. Elle alterne flexion, extension et appui.

Voici la logique générale d’un demi-cycle:

ÉtapePostureAction principaleRespiration habituelle
1Pranamasana, posture de prièreStabiliser la station deboutRespiration naturelle
2Hasta Uttanasana, bras levésAllonger le tronc et ouvrir l’avant du corpsInspiration
3Uttanasana, flexion avantIncliner le buste depuis les hanchesExpiration
4Ashwa Sanchalanasana, fente basseReculer une jambe et ouvrir l’avant de la hancheInspiration
5Planche, ou Dandasana dynamiqueFormer une ligne stable avec le corpsRétention brève ou respiration contrôlée
6Ashtanga NamaskaraPoser huit points de contact au solExpiration
7Bhujangasana, cobraÉtendre la colonne avec contrôleInspiration
8Parvatasana, chien tête en basRepousser le sol et allonger le dosExpiration
9Ashwa SanchalanasanaRamener l’autre pied entre les mainsInspiration
10UttanasanaRamener le deuxième pied et relâcher le busteExpiration
11Hasta UttanasanaRedresser le tronc et lever les brasInspiration
12PranamasanaRevenir debout, mains jointesExpiration ou respiration naturelle

Les noms et les transitions peuvent varier selon les écoles. Certaines méthodes remplacent la planche par une posture à genoux, poitrine et menton au sol. D’autres utilisent Chaturanga Dandasana à la place d’Ashtanga Namaskara. Pour débuter, choisissez une seule version. La répétition d’un protocole stable réduit la charge cognitive.

La priorité est simple: stabiliser chaque posture avant d’accélérer l’enchaînement.

1. Pranamasana: établir le point de départ

Placez-vous debout, les pieds parallèles. Vous pouvez rapprocher les talons ou conserver un léger espace entre les pieds si votre équilibre est limité. Répartissez la pression entre le talon, la base du gros orteil et la base du petit orteil.

Ne verrouillez pas les genoux. Laissez-les actifs, mais non rigides. Orientez le bassin vers une position neutre. Cela signifie que vous ne poussez ni les côtes vers l’avant ni le coccyx de manière excessive vers l’arrière.

Joignez les mains devant la poitrine. Le geste n’a pas besoin d’une interprétation spirituelle. Il sert de repère postural. Vous commencez dans une position organisée, avec le regard horizontal et la mâchoire relâchée.

Prenez une respiration calme. Observez votre niveau de tension. Si vous commencez déjà avec les épaules élevées ou une respiration courte, réduisez l’amplitude des postures suivantes.

2. Hasta Uttanasana: allonger avant d’étendre

Depuis la posture debout, inspirez et levez les bras. Cherchez d’abord l’allongement axial. Vos mains montent, mais votre cage thoracique ne doit pas partir brutalement vers l’avant.

Vous pouvez garder les bras parallèles. Si les épaules sont raides, écartez légèrement les mains. L’extension du dos reste modérée. Le mouvement doit venir de la longueur du tronc, pas d’une compression lombaire.

Une erreur fréquente consiste à rejeter la tête en arrière. Cela réduit la stabilité cervicale et n’apporte aucun bénéfice technique. Gardez le menton dans le prolongement du sternum. Le regard peut suivre les mains sans forcer la nuque.

3. Uttanasana: fléchir depuis les hanches

Expirez et inclinez le buste vers l’avant. Initiez le mouvement par les articulations coxo-fémorales. Les genoux peuvent rester légèrement fléchis. Cette adaptation est préférable à une traction excessive sur les ischio-jambiers ou à un arrondi forcé du bas du dos.

Posez les mains au sol seulement si vous pouvez le faire sans douleur et sans perdre le contrôle. Sinon, utilisez des blocs, une pile de livres stable ou placez les mains sur les cuisses.

Le but n’est pas de toucher le sol avec le front. Le but est de conserver un mouvement réparti entre les hanches et la colonne. Relâchez la tête, mais ne laissez pas tout le poids tomber dans les épaules.

Si vous avez tendance à bloquer la respiration dans cette position, réduisez la profondeur de la flexion. La respiration est un indicateur immédiat de surcharge.

4. Ashwa Sanchalanasana: organiser la fente

Depuis la flexion avant, inspirez et reculez une jambe. Posez le genou au sol si cela facilite la stabilité. Le pied avant reste orienté dans l’axe du genou. Évitez que le genou s’effondre vers l’intérieur.

Placez les mains de part et d’autre du pied avant. Si elles n’atteignent pas le sol, surélevez-les. La hauteur des mains doit vous permettre de garder la colonne longue et le bassin contrôlé.

N’essayez pas immédiatement d’amener le bassin très bas. La sensation d’étirement à l’avant de la hanche peut être nette, mais elle ne doit pas devenir une douleur aiguë. Le pied arrière peut rester sur le dessus du pied ou être rentré, selon votre stabilité.

Le regard reste devant vous, sans hyperextension cervicale. Vous cherchez une ligne continue entre le sommet du crâne et le bassin.

5. Planche: créer une base stable

Expirez ou effectuez une courte transition respiratoire, puis reculez le pied avant pour rejoindre la planche. Les mains se placent sous ou légèrement en avant des épaules. Écartez les doigts. Repoussez activement le sol.

Le bassin ne doit ni s’affaisser ni monter excessivement. Contractez légèrement les abdominaux comme si vous vouliez rapprocher les côtes du bassin. Les jambes restent actives, mais ne bloquez pas les genoux.

Pour un débutant, la planche avec les genoux au sol est parfaitement valable. Elle réduit la charge sur les poignets et les épaules. Elle permet surtout d’apprendre la trajectoire du corps sans compenser par une cambrure lombaire.

Restez une respiration si nécessaire. La Salutation au Soleil n’exige pas que chaque posture soit traversée en une fraction de seconde. Vous pouvez interrompre le rythme pour corriger l’alignement.

6. Ashtanga Namaskara: descendre en plusieurs points

Depuis la planche, posez les genoux, puis la poitrine et le menton au sol. Les hanches restent légèrement élevées. Cette posture est appelée Ashtanga Namaskara, car huit points du corps entrent en contact avec le sol: les pieds, les genoux, la poitrine, les mains et le menton.

Ne jetez pas le poids vers l’avant. Pliez les coudes près du corps et contrôlez la descente. Si cette transition comprime les épaules ou les poignets, posez d’abord les genoux puis descendez la poitrine avec une amplitude réduite.

Vous pouvez également remplacer cette étape par une descente complète sur le ventre. Cette option est plus simple à contrôler lorsque la coordination est encore limitée.

L’objectif est de préparer l’extension de la colonne. Vous ne cherchez pas à produire un effort maximal avec les triceps.

7. Bhujangasana: étendre la colonne sans pousser

Inspirez et glissez vers l’avant pour soulever la poitrine. Les mains restent proches des côtes. Les coudes pointent vers l’arrière. Utilisez d’abord les muscles du dos. Les mains accompagnent le mouvement, mais ne servent pas à propulser le torse vers le haut.

Gardez le bassin et les jambes au sol dans la version basse du cobra. L’élévation peut rester faible. Une poitrine à quelques centimètres du tapis suffit si la colonne travaille sans compression.

Évitez de serrer les fessiers de manière excessive. Cherchez une extension distribuée sur plusieurs segments de la colonne. Les épaules descendent loin des oreilles. Le regard reste dirigé vers l’avant ou légèrement vers le haut, sans casser la nuque.

Si vous ressentez une douleur lombaire, redescendez. Réduisez l’amplitude et vérifiez la position des mains. Le cobra n’est pas une épreuve de souplesse.

8. Parvatasana: allonger le dos dans le chien tête en bas

Expirez et poussez dans les mains pour reculer le bassin. Entrez dans le chien tête en bas. Les talons n’ont pas besoin de toucher le sol. Ce détail est secondaire.

Le repère principal est la longueur du dos. Fléchissez les genoux si les ischio-jambiers tirent fortement ou si votre bassin part en rétroversion. Vous pouvez ensuite éloigner progressivement les cuisses du ventre, sans chercher à redresser les jambes à tout prix.

Les mains restent actives. Écartez les doigts et répartissez la pression. Les épaules ne doivent pas s’effondrer entre les bras. Tournez légèrement les bras vers l’extérieur tout en gardant les paumes fermement posées.

Cette position peut devenir inconfortable pour les poignets. Dans ce cas, réduisez la durée, utilisez une inclinaison sur support stable ou remplacez temporairement la posture par une position à quatre pattes.

9. Revenir à la fente: priorité à la trajectoire

Inspirez et ramenez un pied entre les mains. Cette transition est souvent le point le plus difficile pour les débutants. La mobilité de la hanche et la longueur des jambes ne permettent pas toujours de poser le pied directement à l’avant du tapis.

Ne forcez pas le passage. Posez d’abord les genoux au sol, revenez à quatre pattes, puis avancez le pied avec la main si nécessaire. Vous conservez ainsi la qualité du mouvement et vous évitez de tordre le genou ou le poignet.

Le pied doit se placer entre les mains, ou aussi près que votre mobilité le permet. Ajustez ensuite sa position avant de relever le buste.

Lors du premier demi-cycle, vous utilisez une jambe directrice. Au cycle suivant, inversez-la. Cette alternance évite de répéter systématiquement la même charge d’un côté.

10. Uttanasana: revenir sans précipitation

Expirez et ramenez le deuxième pied vers l’avant. Pliez les genoux si nécessaire. Le ventre se rapproche des cuisses avant que vous ne cherchiez à allonger les jambes.

Ne tirez pas sur la tête pour descendre plus bas. La gravité suffit. Laissez la colonne se décompresser progressivement. Les mains peuvent rester sur des supports.

La flexion avant constitue une phase de transition. Elle n’a pas besoin d’être maintenue longtemps. Une respiration complète suffit lorsque la séquence est maîtrisée.

11. Hasta Uttanasana: se redresser avec les jambes

Inspirez et redressez-vous. Pour protéger le bas du dos, fléchissez les genoux et poussez dans les pieds. Gardez le tronc relativement long pendant la remontée.

Levez les bras lorsque le bassin est revenu au-dessus des pieds. Cette organisation limite la traction lombaire. Une fois debout, vous pouvez ajouter une légère extension du haut du corps, sans projeter les côtes vers l’avant.

Si vous avez des vertiges en passant de la flexion à la station debout, ralentissez cette étape. Gardez la tête dans l’axe et faites une pause lorsque vous arrivez en position verticale.

12. Pranamasana: terminer le demi-cycle

Expirez et ramenez les mains devant la poitrine. Stabilisez-vous. Vous avez terminé un demi-cycle avec une jambe directrice.

Pour un cycle complet, répétez la séquence en utilisant l’autre jambe lors de la première fente. Cette alternance est une composante technique de l’enchaînement classique. Elle permet de solliciter les deux côtés du corps de manière comparable.

Ne cherchez pas à masquer les asymétries. Si un côté est plus raide, réduisez l’amplitude et observez la différence. La régularité permet de suivre cette évolution avec plus de précision qu’une séance ponctuelle très intense.

Synchroniser le souffle et le mouvement

La respiration donne une cadence à la séquence. Elle ne doit pas devenir une contrainte supplémentaire. Chez un débutant, l’alignement et la continuité respiratoire ne sont pas toujours disponibles en même temps. Vous pouvez donc apprendre en deux temps.

Commencez par mémoriser les trajectoires. Respirez naturellement et arrêtez-vous dans chaque posture. Lorsque la séquence devient familière, associez progressivement les mouvements à l’inspiration et à l’expiration.

Le schéma habituel est le suivant:

1. Inspirez lorsque vous ouvrez l’avant du corps ou que vous allongez la colonne: bras levés, fente, cobra.

2. Expirez lorsque vous fléchissez ou que vous repoussez le bassin vers l’arrière: flexion avant, planche adaptée, chien tête en bas.

3. Conservez une respiration naturelle dans la posture de départ et lors des transitions complexes.

4. Ne bloquez pas le souffle pour tenir une position. La rétention volontaire n’est pas nécessaire dans l’apprentissage de base.

5. Si le souffle devient bruyant, irrégulier ou trop court, réduisez l’amplitude et ralentissez.

La respiration abdominale n’est pas une obligation rigide. Observez plutôt le mouvement de la cage thoracique et la capacité à expirer sans tension dans le cou. Avec la répétition, l’expiration peut faciliter le relâchement des muscles inutiles. Cela favorise une réponse parasympathique, mais ne transforme pas automatiquement la séquence en technique de relaxation.

La fluidité ne signifie pas aller vite. Elle signifie ne pas créer d’arrêt inutile entre deux actions maîtrisées.

Le rythme utile le matin

Une routine de yoga du matin pour débutant doit rester compatible avec votre état physiologique au réveil. La température corporelle est souvent plus basse. Les tissus sont moins disponibles qu’après une activité quotidienne. Les amplitudes extrêmes sont donc peu pertinentes au début de la séance.

Commencez lentement. Prenez le temps de sentir les appuis. Après deux ou trois cycles, vous pouvez réduire les pauses si la respiration reste régulière.

Un rythme pertinent produit une sensation de mobilisation générale. Il ne crée pas de douleur articulaire, de vertige ni d’essoufflement disproportionné. La Salutation au Soleil peut augmenter progressivement la fréquence cardiaque, mais elle ne doit pas vous obliger à sacrifier la technique.

Construire une progression de 1 à 12 cycles

Le nombre de cycles dépend de votre condition physique, de votre mobilité et de la version choisie. Il n’existe aucun intérêt à passer directement à un volume élevé si les poignets s’irritent ou si le bas du dos compense.

Une progression simple peut s’organiser ainsi:

Période de pratiqueVolume indicatifObjectif technique
Premières séances1 à 3 cyclesMémoriser les 12 postures et sécuriser les transitions
Progression initiale3 à 6 cyclesStabiliser le souffle et réduire les pauses inutiles
Pratique régulière6 à 8 cyclesMaintenir l’alignement malgré la répétition
Pratique établie8 à 12 cyclesDévelopper une routine matinale durable sans perte de qualité

Ces repères ne constituent pas une prescription médicale. Ils donnent une direction. Vous pouvez rester plusieurs semaines au même niveau si la technique le demande.

Le test de stabilité entre deux cycles

Avant d’ajouter un cycle, observez quatre indicateurs:

  • La respiration revient à un rythme confortable en quelques instants.
  • Les poignets supportent les appuis sans douleur persistante.
  • Le passage du chien tête en bas à la fente reste contrôlé.
  • La flexion avant et le cobra ne provoquent pas de douleur lombaire ou cervicale.

Si un seul de ces éléments se dégrade, conservez le volume actuel. Vous pouvez aussi réduire l’amplitude de certaines postures ou remplacer une transition difficile par une variante plus simple.

L’augmentation doit être progressive. Le système musculosquelettique s’adapte à la répétition, mais il réagit mal aux changements brusques de volume. Une pratique courte et régulière est plus facile à intégrer dans une routine et plus utile pour apprendre les automatismes.

Une séance matinale complète

Vous pouvez organiser votre séance en cinq phases:

1. Installation, pendant une à deux minutes

Debout, observez vos appuis et votre respiration. Mobilisez doucement les épaules et les chevilles.

2. Apprentissage ou répétition lente

Réalisez 1 à 3 cycles en marquant une pause dans les postures qui demandent le plus de contrôle.

3. Enchaînement continu

Réalisez le volume prévu, sans accélérer artificiellement.

4. Retour au calme

Revenez debout ou asseyez-vous quelques instants. Laissez la fréquence respiratoire diminuer.

5. Savasana, pendant 5 à 10 minutes

Allongez-vous sur le dos. Écartez légèrement les pieds. Laissez les bras reposer le long du corps, paumes tournées vers le haut ou vers le tapis. Ne cherchez pas à produire une expérience particulière. Observez simplement la respiration, le poids du corps et les points de contact avec le sol.

Savasana n’est pas un ajout décoratif. Elle permet de sortir progressivement d’une activation motrice et de percevoir les effets de la séance. Cette phase est particulièrement utile si vous pratiquez la Salutation au Soleil dans une logique de réduction du stress.

Les erreurs classiques qui perturbent l’enchaînement

Les erreurs les plus fréquentes sont prévisibles. Elles apparaissent lorsque vous cherchez à reproduire une forme visuelle avant de comprendre la fonction de chaque étape.

Bloquer la respiration

Le blocage respiratoire augmente rapidement la tension perçue. Il peut survenir dans la planche, lors de la transition vers le cobra ou pendant la fente.

La correction est concrète: réduisez la durée de l’appui, posez les genoux et reprenez une expiration complète. Vous n’avez pas besoin de synchroniser parfaitement chaque souffle dès la première tentative. Commencez par maintenir une respiration continue.

Aller trop vite

La vitesse masque souvent une perte d’alignement. Le pied n’arrive plus entre les mains. Les épaules s’effondrent. Le bassin part en rotation. La flexion avant devient un mouvement lancé par la gravité.

Ralentissez les transitions. Marquez une demi-seconde de pause lorsque le pied se pose ou lorsque les mains prennent appui. Cette interruption courte améliore la précision et diminue la charge cognitive.

Forcer le passage vers la fente

Le passage du chien tête en bas à la fente demande une combinaison de mobilité de hanche, de flexion de genou et de contrôle des épaules. Tout le monde ne peut pas avancer le pied en une seule fois.

Utilisez une étape intermédiaire. Posez les genoux, revenez à quatre pattes, puis avancez le pied. Vous pouvez aussi prendre le pied avec la main et le placer entre les paumes. Ce n’est pas un échec. C’est une adaptation biomécanique.

Chercher à poser les talons

Dans le chien tête en bas, les talons peuvent rester décollés. Si vous les forcez vers le sol, vous risquez de raccourcir le dos et de déplacer la charge vers les épaules.

Fléchissez les genoux. Allongez le bassin vers l’arrière. Conservez une ligne plus longue entre les mains et les hanches. La position des talons s’améliorera éventuellement, mais elle ne constitue pas le critère principal.

Verrouiller les articulations

Des genoux complètement verrouillés limitent les ajustements. Des coudes tournés vers l’extérieur augmentent la contrainte sur les épaules. Des poignets écrasés contre le sol signalent souvent une mauvaise répartition de la charge.

Gardez les articulations actives. Cela ne signifie pas contracter tout le corps. Il s’agit de maintenir une organisation dynamique, avec des muscles capables de corriger la position.

Confondre étirement et douleur

Une tension diffuse dans l’arrière des cuisses peut accompagner la flexion avant. Une sensation de travail dans les épaules peut apparaître en planche. En revanche, une douleur vive, localisée, électrique ou croissante exige une modification immédiate.

Sortez de la posture. Reprenez une version plus simple. Si le symptôme persiste ou se répète, suspendez la séquence et demandez un avis professionnel adapté.

Adapter la Salutation au Soleil à votre corps

Vous n’avez pas besoin de pratiquer la version complète pour bénéficier de la logique de l’enchaînement. Le protocole peut être modulé selon vos contraintes.

Si vos poignets sont sensibles

Placez les mains légèrement en avant des épaules afin de modifier l’angle du poignet. Réduisez le nombre de transitions en appui. Utilisez une planche avec les genoux au sol. Vous pouvez aussi pratiquer certaines étapes sur les avant-bras, si cette adaptation reste confortable et stable.

Ne serrez pas les doigts. Écartez-les et répartissez la pression sur toute la paume. Le poids ne doit pas reposer uniquement sur la base du pouce.

Si vos ischio-jambiers sont raides

Fléchissez les genoux dans Uttanasana et dans le chien tête en bas. Gardez le ventre proche des cuisses. Utilisez des supports sous les mains.

La raideur n’est pas un problème à éliminer pendant la séance. Elle constitue une information sur l’amplitude disponible ce jour-là. Vous pouvez travailler dans cette amplitude sans chercher à la dépasser brutalement.

Si votre bas du dos est vulnérable

Diminuez l’extension dans Hasta Uttanasana et Bhujangasana. Ne tirez pas le bassin vers l’avant dans la fente. Dans la flexion, pliez les genoux et initiez le mouvement depuis les hanches.

La colonne lombaire doit rester mobile, mais elle ne doit pas absorber seule les mouvements d’extension et de flexion. L’action des hanches, des jambes et de la sangle abdominale répartit la charge.

Si vous manquez d’énergie le matin

Réduisez le volume à un ou deux cycles. Prenez une respiration complète entre les postures. Vous pouvez pratiquer une version lente, sans chercher à augmenter la température corporelle.

La fatigue ne se corrige pas toujours par davantage de mouvement. Une routine efficace s’adapte à votre état du jour. Le bénéfice recherché est une meilleure disponibilité corporelle et mentale, pas une dette de récupération.

Un protocole mesurable pour vos prochaines séances

Pour éviter de pratiquer de manière vague, utilisez une fiche très simple pendant une semaine. Après chaque séance, notez seulement quatre éléments sur une échelle de 0 à 10:

  • facilité de la respiration;
  • stabilité des appuis;
  • gêne dans les poignets, genoux, hanches ou dos;
  • niveau de tension mentale après Savasana.

Ajoutez le nombre de cycles réalisés et la durée de la relaxation finale. Vous obtenez ainsi un retour concret sur votre pratique. Vous verrez rapidement si l’augmentation du volume améliore réellement votre séance ou si elle dégrade la qualité des mouvements.

Exercice immédiat

Demain matin, réalisez le protocole suivant:

1. Tenez-vous debout pendant une minute et observez votre respiration.

2. Effectuez un demi-cycle très lent, en utilisant la jambe droite pour la première fente.

3. Répétez avec la jambe gauche.

4. Réalisez un deuxième cycle uniquement si la respiration reste régulière et si aucune articulation ne devient douloureuse.

5. Allongez-vous en Savasana pendant 5 minutes.

6. Notez votre niveau de tension mentale avant et après la séance, sur une échelle de 0 à 10.

Ne cherchez pas un score parfait. Cherchez une information exploitable. Si votre respiration devient plus ample et votre niveau de tension diminue sans gêne physique, vous pouvez conserver ce volume. Si la séance vous laisse plus contracté, revenez à une version plus lente ou à moins de cycles.

La Salutation au Soleil comme routine durable

L’enchaînement fonctionne lorsqu’il reste suffisamment simple pour être répété. Les 12 postures offrent une structure claire. La respiration fournit un rythme. La progression de 1 à 12 cycles permet d’ajuster la charge sans transformer la routine en défi permanent.

Vous n’avez pas à reproduire une démonstration avancée. Vous devez construire une séquence que votre corps peut exécuter avec des appuis stables, une respiration continue et une amplitude adaptée.

Commencez par apprendre. Ensuite, fluidifiez. Enfin, augmentez le volume si la qualité demeure intacte. La meilleure salutation au soleil pour débuter le yoga est celle que vous pouvez refaire demain matin sans appréhension, sans douleur et sans surcharge mentale.

Questions fréquentes

Combien de cycles de Salutation au Soleil faut-il faire le matin ?
Il est conseillé de commencer par 1 à 3 cycles. Vous pouvez augmenter progressivement le volume jusqu'à 6 ou 12 cycles, à condition que la technique et la respiration restent stables.
Que faire si je n'arrive pas à poser le pied entre les mains lors de la fente ?
Ne forcez pas le mouvement. Posez d'abord les genoux au sol, revenez à quatre pattes, puis avancez le pied avec la main si nécessaire pour préserver la qualité de la transition.
Est-il obligatoire de toucher le sol avec les talons dans le chien tête en bas ?
Non, ce détail est secondaire. Il est préférable de fléchir les genoux pour allonger le dos et maintenir une ligne continue entre les mains et les hanches.
Comment adapter la Salutation au Soleil si j'ai mal aux poignets ?
Vous pouvez placer les mains légèrement en avant des épaules, utiliser une planche avec les genoux au sol ou répartir la pression sur toute la paume plutôt que sur la base du pouce.
Pourquoi est-il important de pratiquer Savasana après la séquence ?
Savasana permet de sortir progressivement de l'activation motrice, de laisser la fréquence respiratoire diminuer et de percevoir les effets de la séance.